Vendredi 15 janvier 2010
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Perceval et Romand
Tard dans la nuit, le temps s‘écoule sur
le minuteur du lecteur DVD, l’écran de télévision éclaire le salon : un homme le scrute, son verre de
vin est posé sur la table basse, ses pieds sont repliés sous ses cuisses, son visage approuve de son
intérêt et de sa décontraction, sa bouche émet un rictus et parfois il sourit tout à fait. Il regarde Le genou de Claire de Eric Rohmer, la poésie émanant d’Aurora et de Jérôme fascine
le regardeur est l’installe dans l’univers exalté de Rohmer. Il attend la suite. Son verre est au quart, ses doigts tortillent ses cheveux mi-longs grisonnants, et ses jambes sont allongées et
croisées aux chevilles. Le regard de Jérôme posé sur cette adolescente, l’ autorise lui aussi. Il boit une gorgé de vin et décroise ses jambes e
t pose un pied sur le sol.
Le lendemain soir, il se rend à une projection au centre culturel Wallon-Belge de Paris. En fin de séance, il s’approche du buffet et attrape une coupe de champagne. Il se
retourne, balaye l’assemblé, hoche la tête à l’attention de une ou deux connaissances. Son regard s’attarde sur une femme d’une quarantaine d’année, qu’il dévisage longuement. Il
recherche d’où cette personne lui est familière, passant prés d’elle, il l’a reconnait. Trente cinq années s’écoulent sous son regard, la temporalité s’effrite. L’étonnement passé, il
s’approche d’elle, l’aborde, une ambigüité règne, de l’adolescente aux boucles brune : Laura. Il retrouve une femme, où le désir interdit de la veille, devient une rencontre avec Béatrice
Romand. Victorieux. Il lui parle.
-Vous minaudez beaucoup ! Dit-il
-Je minaude? Dit-elle
-Oui! Vous vous tortillez, même!
-Je me tortille?
-Oui.
Une goutte de champagne sur la commissure des lèvres de l’homme.
Iris
Conte
Par iris conte
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