Samedi 5 décembre 2009
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Ligne éditorial télérama, rubrique Forme Critique
FIAC, Colette, Beaubourg Boutique, Muji et IKEA.
L’objet a t-il la valeur de ce qu’il vaut?
Société
Design Discount
KNUBBIG petite perle d’Asie délicieusement design, bulle
lumineuse qui diffuse une lumière douce et tamisée. Discrètement enrobée de fleurs de cerisiers blancs ou noirs sur fond crème ou bordeaux… Verre soufflé à la bouche, pièce unique . Elle se
pose sur une table de chevet ou dans un petit coin du salon, lampe d‘ambiance qui ira à ravir dans un intérieur blanc-cassé influence Fengchui, la designer Michiko Nakata offre avec légèreté et
raffinement ses influences asiatiques. Cette lampe simple mais efficace, originale, féminine et élégante, crée une ambiance cosy chic.
Pourrait être vendu chez Colette ou dans la boutique
design de Beaubourg au modeste prix de 256 euros, designée par Nakata. Pourtant, non, 7 euros 50 chez Ikea. Cette lampe demeurerait une simple lampe, si elle n’était pas l’acte d’achat
spécifique à Ikea. On craque pour cette lampe et le sac jaune se remplit doucement d’objets inutiles qui habillera notre intérieur : la Ikea Touch !
Simple marchand de meuble, certainement pas, le bonheur à porté
de carte IKEA familly. Chaque objet parait unique, essentiel, celui qui changera tout, à des prix invraisemblables, on se balade et on achète au fil de nos envies. Clichés intimistes, en grand
format, les designers Ikaiens surplombent les allées, et donnent l‘illusion de la valeur de ces objets qui ne valent quasiment rien. Du design oui, mais du design Ikea, peu coûteux et efficace,
Ikea surf sur la vague marketing Criseâ, alors oui pourquoi payer plus cher? Iris Conte www.ikea.com
Par iris conte
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